2009-04-21

Texoalt, carnet du coupe-jarret Barthèlme de Calèche.

Mon fidèle Stan a réussi à récupérer le trésor au nez et à la barbe de la bande de cette satanée sorcière Calico. Pour son héroisme, je l'ai recompensé, il est désormais mon dernier lieutenant.
Enfin ! J'exultais, je savais où " John n'a qu'un oeil " avait planqué son trésor. Dans les ruines de Texoalt, un vieux temple depuis longtemps à l'abandon, croulant sous les lianes insidieuses et le ciel perpétuellement ombrageux de cette jungle enténébrée.
Au centre, se dressait majestueusement l'idole païenne de ces farouches -mais enterrés- indigènes aux longs nez aquilins. C'était au pied de ce totem sacrificiel que ce satané John avait enterré le second plan d'accès à son trésor. Les rires des perroquets, et les feulements lointains des fauves emplissaient l'athmosphère. Je sentais mes compagnons fébriles : Harudj, mon quartier-maître nain, souffrait; sa jambe lui en faisait voir des belles, et il n'épargnait pas les hommes de ses piquants sarcasmes. Rictus, un sourire malsain aux lèvres, comme d'habitude, m'avait fait remarqué que nos ennemies d'hier étaient présents.
" Les Fourbes ! Les Catins de Calico et les hommes de la Navy nous avait suivi ! Foutrailles ! " J'aboyais mes ordres, ordonnant à mes hommes de dégainer leurs lames et de préparer les plombs, la poudre et les mèches pour les mousquets et les pistolets.
Quelle foire d'empoigne ! A travers les détonations assourdissantes, les nuages de poudre, les râles des blessés et les rugissements de rage, je ne me souviens que de quelques scènes qui m'ont particulièrement marqué.

Quel terrible corps à corps ce fut, entre les putains de Calico et les hommes de la Navy, juste à la sortie d'un des corridors. Les pierres séculaires se souviendront longtemps du sang qui a coulé ici.
Ah, et ces terribles soldats du Roi, qu'ils étaient bien embusqués derrière ce trou dans ce grand mur. Leurs armes à feu ont fait moults ravages, couchant nombre des miens.
Par la sainte Barbe, ce fut une furieuse empoignade. Par la grâce de Neptune, aucun de mes homme n'est mort. J'en remercie la Fortune. Mais dans leurs yeux, brille désormais la flamme infernale d'une vengeance inassouvie.
Je m'emploierai à ce qu'ils fassent payer la Navy et les Catins. Doublement.